Citation:
>> Quand les appartements d'un immeuble sont chauffés individuellement à
>> l'électricité ou avec une chaudière murale à gaz, chacun paye ce qu'il
>> consomme et personne n'y trouve rien à redire. Je ne vois pas pourquoi
>> la règle devrait être différente parce que le chauffage est collectif ;
>> d'autant plus que normalement la facture est moins élevée.
> bah vi, c'est bien ce que je dis non ?
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Oui oui, je ne faisais que confirmer vos propos.
Et pour ceux qui trouvent que ça chauffe plus en haut qu'en bas de
l'immeuble (ou l'inverse), plus à droite qu'à gauche, plus au sud qu'au
nord (etc.), il faut savoir qu'une installation de chauffage collectif
ça s'entretient, comme les façades qu'on ravale périodiquement : du fait
des inévitables fuites et des vidanges partielles pour les déposes de
radiateurs avant réfection des papiers peints, on introduit
régulièrement de l'eau brute chargée en sels minéraux et en oxygène dans
l'installation ; ces appoints d'eau conduisent à produire des boues
(sels minéraux + oxydes de fer) dans les circuits qu'il faut éliminer
tous le 10 à 15 ans ; cette opération de désembouage consiste à
installer des filtres sur les circuits principaux et à injecter des
produits chimiques pour désincruster les dépots, il faut pratiquement
une saison de chauffe entière pour nettoyer correctement les circuits.
Par ailleurs, une installation de chauffage est pourvue de moyens de
réglage du débit d'eau dans les diverses parties de l'installation.
Regardez vos radiateurs, vous verrez que le tuyau retour est équipé d'un
"Té" de réglage, il en est de même pour les "pieds de colonne" au sous
sol. A la livraison de l'immeuble, tous ces organes de réglages ont été
réglés pour obtenir une température intérieure aussi homogène que
possible (enfin... en principe). Au fur et à mesure des interventions de
dépannage (fuites, démontages de radiateurs) les réglages originaux de
ces organes de réglages sont perdus, de plus les caractéristiques
thermiques des pièces de l'immeuble varient (jeu aux huisseries,
dégradation des isolants). Il faut donc également procéder à des
opérations de rééquilibrage qui sont très difficiles à mettre en oeuvre
puisqu'elles supposent d'avoir accès à tous les appartements sur de
brèves périodes : établissement d'une cartographie des températures
intérieures, opérations de réglage proprement dites, relevés de
températures de contrôle puis retouches finales des réglages.
Bien que très rarement mises en oeuvre dans le secteur privatif (les HLM
y ont en général recours de façon systématique), ces deux opérations
combinées permettent des économies substantielles de chauffage : la
plupart du temps de 20 à 25% pour un immeuble de plus de trente ans.
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B. M.