Fabienne,
Tout d'abord, je vous remercie de l'intérêt que vous portez à ce problème
Pour ce qui est des éclaircissements nécessaires, ayant du mal m'exprimer
je
vais préciser:
Que, bien sur, (mais cela va encore mieux en le disant), la soeur Y est
créancière des annuités non versées au décès de son frère.....qui (ceci
dit
pour la "petite histoire ?" ) n'en a d'ailleurs encaissée aucune.
Elle, et maintenant, ses héritiers ont tout lieu de penser, et en tout cas
de considérer, que l'acte de cession de droits indivis est nul et de
nullité
absolue.
Mais, ils ne peuvent invoquer ou exercer une action en nullité du fait de
la
prescriprion trentenaire qui est-elle même absolue.
Au surplus, il y aurait lieu de considérer, s'agissant de bien immeubles,
la
prescription acquisitive....paiement de charges et en particulier impôt
foncier etc...
Cependant, les héritiers peuvent ...peut-être....se prévaloir de
l'exception
de nullité.
C'est à dire dans la proposition de projet d'acte de partage se prévaloir
du
fait que les copartageants n'ont aucun droitr découlant d'un acte qui est
nul et de nul effet.
Ils ne se pourvoient pas en vue de faire annuler l'acte (la prescription
si
oppose) mais ils invoquent l'innoposabilité de l'acte pour cause de
nullité.
Ce qui conduirait en définitive aux même effets que l'action en nullité
(ayant prospérée bien sur).
C'est en ce sens que l'on peut dire que l'exception de nullitée survit.
Je tire ces arguments du Code civil annoté DALLOZ
11 Survie de l'exception de nullité. La prescription d'une action en
nullité n'éteint pas le droit d'opposer celle-ci comme exception en
défense
à une action principale.: Civ 3e, 1er févr, 1978: Bu!!. civ g r' 68* Civ,
1ie, 12 juill. 1982 : D. 1982. 340. 19 déc. 1995: Bull. liv. 1, n° 477; D.
1996. Somm. 327, obs. Libchaber; Contrats Cane Consom. 1996, n' 38, note
leveneur (l'exception de nullité est perpétuelle) e 13 nov. 1997 : Resp.
de
et assur. 1998. Comm. 38. 4- il en est ainsi même en matière
extrapatrimoniale. e Civ. 1", 21 déc. 1982: 8u11. civ l, n° 371. e Starck,
D. 1987. Ciron. 67.
Sur la prétendue imprescriptibilité de l'action en nullité absolue, V.
Mestre. obs. RTD civ. 1987. 746
En conclusion, je me demande si, en présence d'un projet de partage de
biens
indivis, certains co-indivisaires peuvent invoquer l'exception de nullité
de
leur "supposé" titre de propriété.
Merci de votre intérêt à poursuivre.
Cordialement.