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Accueil > Forum Immobilier > On taxe davantage sur Paris ? 
  1. #21
    stephane
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    >>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
    >>> commun.
    >>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
    >>> caractéristiques principales.
    >>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
    >>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.

    > Pas d'accord.

    > Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
    > L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques

    >> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
    >> environnement.
    >> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
    >> le smic.
    >> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
    >> avec le temps (mais sans plus).
    >> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
    >> où ?

    > La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.

    >>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
    >>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
    >>> répondu aux besoins de la reconstruction.

    >> Bof.
    >> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
    >> accessibles pour tous.

    > L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
    > déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
    > Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
    > Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
    > demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.

    >> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
    >> Pour eux, quelle est votre solution ?

    > Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
    > Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
    > à la personne.
    > Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
    > L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
    > A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
    > même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.

    > ---
    > Cordialement

    > MichelB
    Bonjour.
    Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
    petite erreur "philosophique"
    LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
    entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
    certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
    n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)

    Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
    economique et sociale
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:09.

  2. #22
    MichelB
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    >>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
    >>>> commun.
    >>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
    >>>> caractéristiques principales.
    >>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
    >>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
    >>> Pas d'accord.
    >> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
    >> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques

    >>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
    >>> environnement.
    >>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
    >>> le smic.
    >>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
    >>> avec le temps (mais sans plus).
    >>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
    >>> où ?
    >> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.

    >>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
    >>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
    >>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
    >>> Bof.
    >>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
    >>> accessibles pour tous.
    >> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
    >> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
    >> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
    >> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
    >> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.

    >>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
    >>> Pour eux, quelle est votre solution ?
    >> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
    >> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
    >> à la personne.
    >> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
    >> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
    >> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
    >> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.

    >> ---
    >> Cordialement

    >> MichelB

    > Bonjour.
    > Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
    > petite erreur "philosophique"
    > LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
    > entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
    > certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
    > n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)

    > Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
    > economique et sociale
    Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.

    J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
    des premiers CIL.

    J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
    honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
    et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.

    Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
    des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
    certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
    essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
    rentabilité.

    L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
    pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
    l'environnement de travail et encore moins de "mission" .

    A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
    prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
    *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
    réunions.
    Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
    patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
    laisser faire des syndicats "ouvriers" .

    Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
    même au système.

    Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
    particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
    tant ce désintéressement était évident.

    ---
    Cordialement
    MichelB
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:19.

  3. #23
    Alabenne
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
    Denvers président à titre
    honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
    sociale ne peut être mise en doute
    et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
    fibre sociale ?
    Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
    mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
    Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
    statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
    Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres.

    Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
    mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
    horizon de 20 ans.
    La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
    "logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
    progressive du
    besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
    président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
    demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
    inventer un bidule administratif de plus.
    Ce dont ont besoin les pauvres, c'est du boulot conforme à leurs
    compétences. Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du
    travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
    discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
    même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
    l'auberge.
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:20.

  4. #24
    stephane
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    >>>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
    >>>>> commun.
    >>>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
    >>>>> caractéristiques principales.
    >>>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
    >>>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
    >>>> Pas d'accord.
    >>> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
    >>> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques

    >>>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
    >>>> environnement.
    >>>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
    >>>> le smic.
    >>>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
    >>>> avec le temps (mais sans plus).
    >>>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
    >>>> où ?
    >>> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.

    >>>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
    >>>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
    >>>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
    >>>> Bof.
    >>>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
    >>>> accessibles pour tous.
    >>> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
    >>> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
    >>> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
    >>> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
    >>> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.

    >>>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
    >>>> Pour eux, quelle est votre solution ?
    >>> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
    >>> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
    >>> à la personne.
    >>> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
    >>> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
    >>> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
    >>> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.

    >>> ---
    >>> Cordialement

    >>> MichelB

    >> Bonjour.
    >> Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
    >> petite erreur "philosophique"
    >> LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
    >> entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
    >> certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
    >> n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)

    >> Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
    >> economique et sociale

    > Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.

    > J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
    > des premiers CIL.

    > J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
    > honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
    > et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.

    > Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
    > des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
    > certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
    > essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
    > rentabilité.

    > L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
    > pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
    > l'environnement de travail et encore moins de "mission" .

    > A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
    > prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
    > *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
    > réunions.
    > Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
    > patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
    > laisser faire des syndicats "ouvriers" .

    > Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
    > même au système.

    > Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
    > particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
    > tant ce désintéressement était évident.

    > ---
    > Cordialement
    > MichelB- Masquer le texte des messages précédents -

    > - Afficher le texte des messages précédents -
    Malheureusement j'en sort du logement social, depuis moins de 3 mois,
    comme responsable et malheureusement le discour que vous tenez n'a
    plus court. En effet, et contrairement a vos affirmations, les
    personnels des SA sont trés engagés socialement mais aujourd'hui, la
    logique est purement financière. A ce titre, voyez l'exemple du la
    nouvelle terminçligie poiur les société HLM. E S H Entreprise Sociale..
    C'et à mon sens un oxymore.

    Quant aux copropriété, j'ai eu le plaisir de travailler pour une SA
    dont l'essentiel du patrimoine étéit issue des sté Cooperative HLM et
    donc, constitué esentiellement de SDC depuis le loi de 71. Donc non
    seulement je sais ce que c'est de finir a des heures impossibles (et
    aussi sans qu'aucun des mes collabaorateurs ne demandent quoi que se
    soit) mais les difficultés inerrantes à la divergence d'interet entre
    des copros et un bailleur social.

    C'est quand vous dites que le logement social est du ressort de l'état
    que je trouve cela désormais dépassé ! l'état s'est désengangé. Quant
    aux ESH je vous invite a contater qu'actuellement Holding et GIE se
    développe afin de reduire les résultats des SA au profits de
    structures d'appuis qui ponctionnent une partie de la C A F.

    Nous pouvons débattre de ce sujet et de son évolution.

    Cordialement
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:21.

  5. #25
    stephane
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
    Denvers président à titre
    honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
    sociale ne peut être mise en doute
    et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.

    fibre sociale ?
    Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
    mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
    Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
    statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
    Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres..

    Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
    mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
    horizon de 20 ans.
    La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
    "logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
    progressive du
    besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
    président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
    demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
    inventer un bidule administratif de plus.
    Ce dont ont besoin les pauvres, c'est du boulot conforme à leurs
    compétences. Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du
    travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
    discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
    même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
    l'auberge.
    Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
    sociaux.
    Ce n'est pas le logement qui est en cause mais les conditions d'accés
    et d'attributions.

    La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
    facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
    economiques.

    Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
    avis, il faut réformer les critères d'attributions.
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:23.

  6. #26
    stephane
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    >>>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
    >>>>> commun.
    >>>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
    >>>>> caractéristiques principales.
    >>>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
    >>>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
    >>>> Pas d'accord.
    >>> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
    >>> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques

    >>>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
    >>>> environnement.
    >>>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
    >>>> le smic.
    >>>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
    >>>> avec le temps (mais sans plus).
    >>>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
    >>>> où ?
    >>> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.

    >>>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
    >>>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
    >>>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
    >>>> Bof.
    >>>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
    >>>> accessibles pour tous.
    >>> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
    >>> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
    >>> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
    >>> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
    >>> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.

    >>>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
    >>>> Pour eux, quelle est votre solution ?
    >>> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
    >>> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
    >>> à la personne.
    >>> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
    >>> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
    >>> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
    >>> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.

    >>> ---
    >>> Cordialement

    >>> MichelB

    >> Bonjour.
    >> Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
    >> petite erreur "philosophique"
    >> LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
    >> entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
    >> certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
    >> n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)

    >> Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
    >> economique et sociale

    > Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.

    > J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
    > des premiers CIL.

    > J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
    > honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
    > et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.

    > Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
    > des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
    > certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
    > essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
    > rentabilité.

    > L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
    > pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
    > l'environnement de travail et encore moins de "mission" .

    > A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
    > prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
    > *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
    > réunions.
    > Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
    > patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
    > laisser faire des syndicats "ouvriers" .

    > Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
    > même au système.

    > Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
    > particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
    > tant ce désintéressement était évident.

    > ---
    > Cordialement
    > MichelB- Masquer le texte des messages précédents -

    > - Afficher le texte des messages précédents -
    Juste pour préciser ma pensée. Ce n'est pas le patronat que je mets en
    cause, ni les syndicats ouvriers. C'est la philosophie actuelle du
    logement social. Pour information, la position d'AXA est de dire: le
    logement social est une vitrine, mais il ne doit rien me couter. En
    contrepartie, il n'a pas à me rapporter quoi que ce soit (je
    schématise mais c'est les propros)

    Quant à moi je suis un fervent défenseur du logment social et surtout
    des salariés (mais plus des direigeants) qui voient la misère au
    quotidien, qui s'investissent, pour qui les 35h sont une utopie.
    Combien de mes collaborateurs (de la standatdiste au gestionnaires) ne
    regardaient pas leurs heures (et en dehors des AG) Combien se
    demandaient comment régler la situation de telle ou telle famille...

    Donc je ne me permet pas de vous donner de leçon dans les sens ou j'en
    parle en fonction de mon vécu et de ma perception du système de
    l'intérieur, comme vous. Mais mon analyse est différente


    Cordialement
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:23.

  7. #27
    Alabenne
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
    sociaux.
    on a besoin des logements sociaux comme on a besoin des pompiers, pour
    parer à l'urgence.
    Depuis 1945, on aurait pu sortir de la nécessité du logement social, non
    ?
    Sauf si c'était volonté de maintenir une certaine population dans la
    dépendance, pour de troubles raisons.

    La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
    facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
    economiques.
    Oui, tout à fait. et j'accuse les familles de collaborer activement à
    cette paupérisation.

    Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
    avis, il faut réformer les critères d'attributions.
    Réformer est tout à fait illusoire, tant qu'on aura pas compris d'abord
    qu'il faut en finir avec le logement "social".
    Le seul plan qui vaille c'est le plan pour mettre un terme à l'existence
    du logement social, allez donnons-nous 20 ans.
    Les plans de pérennisation du logement social, façon 20 % de logement
    social dans chaque ville, ne font qu'entériner l'acceptation de notre
    déclin, et notre manque d'ambition.

  8. #28
    MichelB
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
    Denvers président à titre
    honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
    sociale ne peut être mise en doute
    et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.

    fibre sociale ?
    Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
    mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
    Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
    statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
    Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres.
    C'est curieux à chaque fois que l'on évoque un géant, il y a un nain qui éprouve le besoin de salir.
    Alors pour compléter cet homme était également un résistant ce qui au vu du reste de votre discours
    doit être une tare de plus.

    Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
    mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
    horizon de 20 ans.
    Sûr! dans 20 ans vous aurez construit suffisamment de palaces et les aurez mis gracieusement et
    généreusement à disposition des personnes en situation difficile ou qui touchent simplement des
    salaires ou retraites insuffisants pour acquérir leur logement.
    Ou mieux: vous aurez procuré à cette population un travail gratifiant, valorisant, avec un salaire
    suffisant pour que chacun accède au logement de ses rêves.
    Pourquoi n'êtes vous pas né 20 ans plutôt la France vous attendait!

    La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
    "logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
    progressive du
    C'est qui, c'est quoi la bonne pensance? Ah oui ceux qui, n'ont pas vos idées! Les cons!

    besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
    président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
    demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
    inventer un bidule administratif de plus.
    Ce dont ont besoin les pauvres,
    Ah oui les pauvres! Les HLM c'est fait pour les pauvres c'est bien connu! Vous pouvez situer vos
    critères de pauvreté? Comment avez vous fait pour ne pas être pauvre? Les banques se précipitaient
    pour vous offrir des crédits dès votre sortie de l'école pour que vous puissiez acquérir votre
    logement? Les banquiers déroulaient leur tapis devant le futur capitaine d'industrie que vous seriez
    immanquablement?


    c'est du boulot conforme à leurs

    compétences.
    Vous avez raison il leur faut un boulot conforme à leur compétence, mais on va pas pousser ! quand
    même pas le salaire qui va avec!
    La compétence c'est indispensable pour les "pauvres" (je suppose que pour vous c'est une caste?).
    Pour nombre de PDG ce n'est pas indispensable la seule qualité exigée est de savoir négocier le
    parachute!

    Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du

    travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
    discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
    même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
    l'auberge.
    Comme vous avez raison il y a eu des tentatives au siècle passé pour supprimer ceux qui ne faisaient
    pas parti des "élus". Malheureusement pour vous et heureusement pour l'avenir de l'humanité il y a
    plein de bien pensants (vous savez : la bonne pensance) qui les ont renvoyés dans les trous dont il
    n'auraient jamais dû sortir.

    Vous êtes stupide, pitoyable et intervenez sur des sujets dont vous ne connaissez rien à seule fin
    de propager vos idées ignobles.
    La pauvreté n'est pas là où vous le croyez!

    ---
    MichelB
    Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:24.

  9. #29
    stephane
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    >> Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
    >> sociaux.

    > on a besoin des logements sociaux comme on a besoin des pompiers, pour
    > parer à l'urgence.
    > Depuis 1945, on aurait pu sortir de la nécessité du logement social, non
    > ?
    > Sauf si c'était volonté de maintenir une certaine population dans la
    > dépendance, pour de troubles raisons.

    >> La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
    >> facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
    >> economiques.

    > Oui, tout à fait. et j'accuse les familles de collaborer activement à
    > cette paupérisation.

    >> Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
    >> avis, il faut réformer les critères d'attributions.

    > Réformer est tout à fait illusoire, tant qu'on aura pas compris d'abord
    > qu'il faut en finir avec le logement "social".
    > Le seul plan qui vaille c'est le plan pour mettre un terme à l'existence
    > du logement social, allez donnons-nous 20 ans.
    > Les plans de pérennisation du logement social, façon 20  % de logement
    > social dans chaque ville, ne font qu'entériner l'acceptation de notre
    > déclin, et notre manque d'ambition.
    Ben voyons !

    donc dans 20 ans toutes les familles aurons suffisemment de ressources
    pour se loger dignement. Donc plein emploi et salaires de cadre
    moyen ! Depuis 20 ans (c a d mon début de carriere) j'ai vu les
    situtations se dégrader. Moins de ressources, plus de frais. Il y à 10
    ans, en commission d'attribution, nous regardions si le logement,
    outre sa taille, était proche du lieu de travail de la famille, des
    infrastructures pour les enfants, si l'environnement était favorable
    pour l'épanouissement de la famille. Aujourdh'hui, nous en sommes
    reduit a nous assurer si financièrement il pourront faire face car le
    reste est malheureusement obsolète. Ce n'est pas mon avis mais compte
    tenu des critère de performance et de taux de vacances imposés, cela
    devient une règle.

    Donc, suivons votre raisonnement, et dans 20 ans, seul les plus riche
    pourrons se loger et les autres crèverons dans leur bidonville.

  10. #30
    Alabenne
    Guest

    Par défaut Re: On taxe davantage sur Paris ?

    donc dans 20 ans toutes les familles aurons suffisemment de ressources
    pour se loger dignement. Donc plein emploi et salaires de cadre
    moyen ! Depuis 20 ans (c a d mon début de carriere) j'ai vu les
    situtations se dégrader. Moins de ressources, plus de frais. Il y à 10
    ans, en commission d'attribution, nous regardions si le logement,
    outre sa taille, était proche du lieu de travail de la famille, des
    infrastructures pour les enfants, si l'environnement était favorable
    pour l'épanouissement de la famille. Aujourdh'hui, nous en sommes
    reduit a nous assurer si financièrement il pourront faire face car le
    reste est malheureusement obsolète. Ce n'est pas mon avis mais compte
    tenu des critère de performance et de taux de vacances imposés, cela
    devient une règle.

    Donc, suivons votre raisonnement, et dans 20 ans, seul les plus riche
    pourrons se loger et les autres crèverons dans leur bidonville.
    Si vous êtes fataliste, on n'y peut rien, c'est comme ça, y a rien à
    faire, ce sera toujours comme ça, si vous voulez seulement gérer le
    problème et non le résoudre, he bien continuez.
    Je vous signale tout de même qu'en 20 ans de 1945 à 1965, on a fait des
    choses autrement difficiles, tout en ayant à gérer par ailleurs des
    guerres coloniales et la décolonisation. Et on serait incapable
    d'établir un plan de résorption du logement social en 20 ans.
    On en sera incapable, si on ne veut pas le faire, si on veut maintenir à
    perpète une certaine partie de la population dans l'assistanat pour
    éviter qu'elle ne vienne faire concurrence sur certaines chasses gardées
    de la fonction publique et secteur nationalisé.

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