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Re: On taxe davantage sur Paris ?
>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
>>> commun.
>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
>>> caractéristiques principales.
>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
> Pas d'accord.
> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques
>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
>> environnement.
>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
>> le smic.
>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
>> avec le temps (mais sans plus).
>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
>> où ?
> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.
>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
>> Bof.
>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
>> accessibles pour tous.
> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.
>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
>> Pour eux, quelle est votre solution ?
> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
> à la personne.
> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.
> ---
> Cordialement
> MichelB
Bonjour.
Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
petite erreur "philosophique"
LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)
Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
economique et sociale
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:09.
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Re: On taxe davantage sur Paris ?
>>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
>>>> commun.
>>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
>>>> caractéristiques principales.
>>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
>>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
>>> Pas d'accord.
>> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
>> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques
>>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
>>> environnement.
>>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
>>> le smic.
>>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
>>> avec le temps (mais sans plus).
>>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
>>> où ?
>> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.
>>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
>>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
>>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
>>> Bof.
>>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
>>> accessibles pour tous.
>> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
>> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
>> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
>> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
>> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.
>>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
>>> Pour eux, quelle est votre solution ?
>> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
>> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
>> à la personne.
>> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
>> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
>> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
>> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.
>> ---
>> Cordialement
>> MichelB
> Bonjour.
> Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
> petite erreur "philosophique"
> LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
> entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
> certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
> n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)
> Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
> economique et sociale
Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.
J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
des premiers CIL.
J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
rentabilité.
L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
l'environnement de travail et encore moins de "mission" .
A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
*je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
réunions.
Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
laisser faire des syndicats "ouvriers" .
Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
même au système.
Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
tant ce désintéressement était évident.
---
Cordialement
MichelB
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:19.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
Denvers président à titre
honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
sociale ne peut être mise en doute
et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
fibre sociale ?
Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres.
Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
horizon de 20 ans.
La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
"logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
progressive du
besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
inventer un bidule administratif de plus.
Ce dont ont besoin les pauvres, c'est du boulot conforme à leurs
compétences. Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du
travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
l'auberge.
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:20.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
>>>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
>>>>> commun.
>>>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
>>>>> caractéristiques principales.
>>>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
>>>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
>>>> Pas d'accord.
>>> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
>>> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques
>>>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
>>>> environnement.
>>>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
>>>> le smic.
>>>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
>>>> avec le temps (mais sans plus).
>>>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
>>>> où ?
>>> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.
>>>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
>>>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
>>>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
>>>> Bof.
>>>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
>>>> accessibles pour tous.
>>> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
>>> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
>>> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
>>> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
>>> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.
>>>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
>>>> Pour eux, quelle est votre solution ?
>>> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
>>> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
>>> à la personne.
>>> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
>>> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
>>> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
>>> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.
>>> ---
>>> Cordialement
>>> MichelB
>> Bonjour.
>> Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
>> petite erreur "philosophique"
>> LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
>> entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
>> certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
>> n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)
>> Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
>> economique et sociale
> Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.
> J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
> des premiers CIL.
> J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
> honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
> et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
> Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
> des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
> certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
> essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
> rentabilité.
> L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
> pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
> l'environnement de travail et encore moins de "mission" .
> A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
> prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
> *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
> réunions.
> Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
> patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
> laisser faire des syndicats "ouvriers" .
> Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
> même au système.
> Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
> particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
> tant ce désintéressement était évident.
> ---
> Cordialement
> MichelB- Masquer le texte des messages précédents -
> - Afficher le texte des messages précédents -
Malheureusement j'en sort du logement social, depuis moins de 3 mois,
comme responsable et malheureusement le discour que vous tenez n'a
plus court. En effet, et contrairement a vos affirmations, les
personnels des SA sont trés engagés socialement mais aujourd'hui, la
logique est purement financière. A ce titre, voyez l'exemple du la
nouvelle terminçligie poiur les société HLM. E S H Entreprise Sociale..
C'et à mon sens un oxymore.
Quant aux copropriété, j'ai eu le plaisir de travailler pour une SA
dont l'essentiel du patrimoine étéit issue des sté Cooperative HLM et
donc, constitué esentiellement de SDC depuis le loi de 71. Donc non
seulement je sais ce que c'est de finir a des heures impossibles (et
aussi sans qu'aucun des mes collabaorateurs ne demandent quoi que se
soit) mais les difficultés inerrantes à la divergence d'interet entre
des copros et un bailleur social.
C'est quand vous dites que le logement social est du ressort de l'état
que je trouve cela désormais dépassé ! l'état s'est désengangé. Quant
aux ESH je vous invite a contater qu'actuellement Holding et GIE se
développe afin de reduire les résultats des SA au profits de
structures d'appuis qui ponctionnent une partie de la C A F.
Nous pouvons débattre de ce sujet et de son évolution.
Cordialement
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:21.
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Re: On taxe davantage sur Paris ?
J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
Denvers président à titre
honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
sociale ne peut être mise en doute
et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
fibre sociale ?
Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres..
Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
horizon de 20 ans.
La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
"logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
progressive du
besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
inventer un bidule administratif de plus.
Ce dont ont besoin les pauvres, c'est du boulot conforme à leurs
compétences. Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du
travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
l'auberge.
Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
sociaux.
Ce n'est pas le logement qui est en cause mais les conditions d'accés
et d'attributions.
La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
economiques.
Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
avis, il faut réformer les critères d'attributions.
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:23.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
>>>>> La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
>>>>> commun.
>>>>> Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
>>>>> caractéristiques principales.
>>>>> En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
>>>>> de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
>>>> Pas d'accord.
>>> Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
>>> L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques
>>>> Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
>>>> environnement.
>>>> Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
>>>> le smic.
>>>> Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
>>>> avec le temps (mais sans plus).
>>>> Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
>>>> où ?
>>> La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.
>>>>> C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
>>>>> totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
>>>>> répondu aux besoins de la reconstruction.
>>>> Bof.
>>>> L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
>>>> accessibles pour tous.
>>> L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
>>> déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
>>> Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
>>> Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
>>> demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.
>>>> Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
>>>> Pour eux, quelle est votre solution ?
>>> Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
>>> Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
>>> à la personne.
>>> Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
>>> L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
>>> A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
>>> même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.
>>> ---
>>> Cordialement
>>> MichelB
>> Bonjour.
>> Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
>> petite erreur "philosophique"
>> LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
>> entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
>> certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
>> n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)
>> Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
>> economique et sociale
> Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.
> J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un
> des premiers CIL.
> J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre
> honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute
> et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
> Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours
> des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une
> certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour
> essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect
> rentabilité.
> L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait
> pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de
> l'environnement de travail et encore moins de "mission" .
> A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des
> prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais,
> *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces
> réunions.
> Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le
> patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le
> laisser faire des syndicats "ouvriers" .
> Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous
> même au système.
> Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde
> particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés
> tant ce désintéressement était évident.
> ---
> Cordialement
> MichelB- Masquer le texte des messages précédents -
> - Afficher le texte des messages précédents -
Juste pour préciser ma pensée. Ce n'est pas le patronat que je mets en
cause, ni les syndicats ouvriers. C'est la philosophie actuelle du
logement social. Pour information, la position d'AXA est de dire: le
logement social est une vitrine, mais il ne doit rien me couter. En
contrepartie, il n'a pas à me rapporter quoi que ce soit (je
schématise mais c'est les propros)
Quant à moi je suis un fervent défenseur du logment social et surtout
des salariés (mais plus des direigeants) qui voient la misère au
quotidien, qui s'investissent, pour qui les 35h sont une utopie.
Combien de mes collaborateurs (de la standatdiste au gestionnaires) ne
regardaient pas leurs heures (et en dehors des AG) Combien se
demandaient comment régler la situation de telle ou telle famille...
Donc je ne me permet pas de vous donner de leçon dans les sens ou j'en
parle en fonction de mon vécu et de ma perception du système de
l'intérieur, comme vous. Mais mon analyse est différente
Cordialement
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:23.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
sociaux.
on a besoin des logements sociaux comme on a besoin des pompiers, pour
parer à l'urgence.
Depuis 1945, on aurait pu sortir de la nécessité du logement social, non
?
Sauf si c'était volonté de maintenir une certaine population dans la
dépendance, pour de troubles raisons.
La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
economiques.
Oui, tout à fait. et j'accuse les familles de collaborer activement à
cette paupérisation.
Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
avis, il faut réformer les critères d'attributions.
Réformer est tout à fait illusoire, tant qu'on aura pas compris d'abord
qu'il faut en finir avec le logement "social".
Le seul plan qui vaille c'est le plan pour mettre un terme à l'existence
du logement social, allez donnons-nous 20 ans.
Les plans de pérennisation du logement social, façon 20 % de logement
social dans chaque ville, ne font qu'entériner l'acceptation de notre
déclin, et notre manque d'ambition.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert
Denvers président à titre
honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre
sociale ne peut être mise en doute
et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
fibre sociale ?
Probablement, mais c'est précisément cette fibre sociale qui est
mortelle pour ceux qu'elle prétend aider.
Elle les enfonce, elle les parque, elle les marque au fer rouge d'un
statut d'où ils ne pourront pas s'échapper.
Les personnes à fibre sociale sont encore plus coupables que les autres.
C'est curieux à chaque fois que l'on évoque un géant, il y a un nain qui éprouve le besoin de salir.
Alors pour compléter cet homme était également un résistant ce qui au vu du reste de votre discours
doit être une tare de plus.
Je veux bien HLM, pour parer au plus pressé. Mais en même temps il faut
mettre en place un plan de réduction pour qu'il n'y ait plus aucun HLM à
horizon de 20 ans.
Sûr! dans 20 ans vous aurez construit suffisamment de palaces et les aurez mis gracieusement et
généreusement à disposition des personnes en situation difficile ou qui touchent simplement des
salaires ou retraites insuffisants pour acquérir leur logement.
Ou mieux: vous aurez procuré à cette population un travail gratifiant, valorisant, avec un salaire
suffisant pour que chacun accède au logement de ses rêves.
Pourquoi n'êtes vous pas né 20 ans plutôt la France vous attendait!
La bonne pensance veut imposer un quota toujours plus élevé de
"logements sociaux", alors que le progrès est la disparition
progressive du
C'est qui, c'est quoi la bonne pensance? Ah oui ceux qui, n'ont pas vos idées! Les cons!
besoin de logements sociaux. Je croyais que l'ancien
président d'Emmaüs avait compris la chose. Mais quand il a trouvé un
demi portefeuille ministériel, il a oublié ses bonnes idées, pour
inventer un bidule administratif de plus.
Ce dont ont besoin les pauvres,
Ah oui les pauvres! Les HLM c'est fait pour les pauvres c'est bien connu! Vous pouvez situer vos
critères de pauvreté? Comment avez vous fait pour ne pas être pauvre? Les banques se précipitaient
pour vous offrir des crédits dès votre sortie de l'école pour que vous puissiez acquérir votre
logement? Les banquiers déroulaient leur tapis devant le futur capitaine d'industrie que vous seriez
immanquablement?
c'est du boulot conforme à leurs
Vous avez raison il leur faut un boulot conforme à leur compétence, mais on va pas pousser ! quand
même pas le salaire qui va avec!
La compétence c'est indispensable pour les "pauvres" (je suppose que pour vous c'est une caste?).
Pour nombre de PDG ce n'est pas indispensable la seule qualité exigée est de savoir négocier le
parachute!
Si par automatisation, mécanisation forcenée, transfert du
travail dans des pays pauvres où les pauvres sont mieux dressés à la
discipline, vous leur enlevez leur travail, et si par ailleurs, dans le
même temps vous les encouragez à se reproduire, vous n'êtes pas sorti de
l'auberge.
Comme vous avez raison il y a eu des tentatives au siècle passé pour supprimer ceux qui ne faisaient
pas parti des "élus". Malheureusement pour vous et heureusement pour l'avenir de l'humanité il y a
plein de bien pensants (vous savez : la bonne pensance) qui les ont renvoyés dans les trous dont il
n'auraient jamais dû sortir.
Vous êtes stupide, pitoyable et intervenez sur des sujets dont vous ne connaissez rien à seule fin
de propager vos idées ignobles.
La pauvreté n'est pas là où vous le croyez!
---
MichelB
Dernière modification par svanderclock ; 01/09/2008 à 08:24.
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Re: On taxe davantage sur Paris ?
>> Je crois que vous faites un amalgame. Nous avons besoins de logements
>> sociaux.
> on a besoin des logements sociaux comme on a besoin des pompiers, pour
> parer à l'urgence.
> Depuis 1945, on aurait pu sortir de la nécessité du logement social, non
> ?
> Sauf si c'était volonté de maintenir une certaine population dans la
> dépendance, pour de troubles raisons.
>> La tendance est aujourd'hui a la paupérisation des familles et a une
>> facheuse tendance a fragiliser les immeubles en créant des ghettos
>> economiques.
> Oui, tout à fait. et j'accuse les familles de collaborer activement à
> cette paupérisation.
>> Ce qu'il manque surtout c'est des logements intermédiaires. Donc à mon
>> avis, il faut réformer les critères d'attributions.
> Réformer est tout à fait illusoire, tant qu'on aura pas compris d'abord
> qu'il faut en finir avec le logement "social".
> Le seul plan qui vaille c'est le plan pour mettre un terme à l'existence
> du logement social, allez donnons-nous 20 ans.
> Les plans de pérennisation du logement social, façon 20 % de logement
> social dans chaque ville, ne font qu'entériner l'acceptation de notre
> déclin, et notre manque d'ambition.
Ben voyons !
donc dans 20 ans toutes les familles aurons suffisemment de ressources
pour se loger dignement. Donc plein emploi et salaires de cadre
moyen ! Depuis 20 ans (c a d mon début de carriere) j'ai vu les
situtations se dégrader. Moins de ressources, plus de frais. Il y à 10
ans, en commission d'attribution, nous regardions si le logement,
outre sa taille, était proche du lieu de travail de la famille, des
infrastructures pour les enfants, si l'environnement était favorable
pour l'épanouissement de la famille. Aujourdh'hui, nous en sommes
reduit a nous assurer si financièrement il pourront faire face car le
reste est malheureusement obsolète. Ce n'est pas mon avis mais compte
tenu des critère de performance et de taux de vacances imposés, cela
devient une règle.
Donc, suivons votre raisonnement, et dans 20 ans, seul les plus riche
pourrons se loger et les autres crèverons dans leur bidonville.
-
Re: On taxe davantage sur Paris ?
donc dans 20 ans toutes les familles aurons suffisemment de ressources
pour se loger dignement. Donc plein emploi et salaires de cadre
moyen ! Depuis 20 ans (c a d mon début de carriere) j'ai vu les
situtations se dégrader. Moins de ressources, plus de frais. Il y à 10
ans, en commission d'attribution, nous regardions si le logement,
outre sa taille, était proche du lieu de travail de la famille, des
infrastructures pour les enfants, si l'environnement était favorable
pour l'épanouissement de la famille. Aujourdh'hui, nous en sommes
reduit a nous assurer si financièrement il pourront faire face car le
reste est malheureusement obsolète. Ce n'est pas mon avis mais compte
tenu des critère de performance et de taux de vacances imposés, cela
devient une règle.
Donc, suivons votre raisonnement, et dans 20 ans, seul les plus riche
pourrons se loger et les autres crèverons dans leur bidonville.
Si vous êtes fataliste, on n'y peut rien, c'est comme ça, y a rien à
faire, ce sera toujours comme ça, si vous voulez seulement gérer le
problème et non le résoudre, he bien continuez.
Je vous signale tout de même qu'en 20 ans de 1945 à 1965, on a fait des
choses autrement difficiles, tout en ayant à gérer par ailleurs des
guerres coloniales et la décolonisation. Et on serait incapable
d'établir un plan de résorption du logement social en 20 ans.
On en sera incapable, si on ne veut pas le faire, si on veut maintenir à
perpète une certaine partie de la population dans l'assistanat pour
éviter qu'elle ne vienne faire concurrence sur certaines chasses gardées
de la fonction publique et secteur nationalisé.
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